Notre modèle récessif simple
Pour une maladie fictive autosomique récessive simple, N représente l’allèle sans le variant étudié et v l’allèle associé à la maladie. N/N est non-porteur de ce variant ; N/v est porteur sans atteinte dans ce modèle ; v/v est le génotype associé à l’atteinte. Dans la réalité, la signification clinique dépend du variant, de la pénétrance et de la validation du test.
Construire les possibilités
N/N × N/v donne, pour chaque chiot, 50 % de probabilité de N/N et 50 % de N/v ; aucun v/v n’est attendu pour ce variant dans ce modèle. N/v × N/v donne 25 % de N/N, 50 % de N/v et 25 % de v/v. Ce second mariage expose donc les chiots à un risque connu pour la maladie étudiée. Ces chiffres ne concernent pas les autres affections.
Chaque chiot a sa propre probabilité
Une portée de quatre ne contient pas forcément un chiot de chaque catégorie théorique. Pour jouer, placez N et v dans une tasse pour chaque parent porteur. Tirez une carte de chaque tasse, notez le résultat et remettez les cartes avant le tirage suivant. Répétez dix fois. Vous simulez une transmission aléatoire, pas une portée à réaliser.
Quand ce tableau ne suffit plus
Pour une affection dominante, une seule copie peut suffire à modifier le risque, selon le variant. Pour une transmission liée au sexe, le raisonnement dépend des chromosomes concernés. Une pénétrance incomplète signifie que tous les individus du génotype concerné ne présentent pas nécessairement l’affection. Les caractères complexes demandent encore d’autres informations.
À vous de jouer
Camille prévoit six chiots issus de N/N × N/v. Elle annonce trois non-porteurs et trois porteurs. A-t-elle raison ?
Découvrir la correction
Non. Les probabilités s’appliquent à chaque chiot. La portée peut présenter une autre répartition. Elle peut expliquer les probabilités, mais ne doit pas annoncer les génotypes individuels sans information appropriée.
Le mini-quiz
25 % de probabilité impose exactement un chiot sur quatre dans chaque portée.
Faux. Une probabilité ne garantit pas la composition d’une portée.
Il faut vérifier le mode de transmission avant de choisir un tableau.
Vrai. Un modèle récessif ne se transpose pas automatiquement à une affection dominante ou complexe.
Dans votre élevage
Sources de ce module
Repères scientifiques pour approfondir. Les cas sont fictifs ; les décisions concernant un chien réel nécessitent des données adaptées à sa race.
- UC Davis - Vocabulaire de génétique ↗
Génotypes, variants et transmission.
- PennGen - Comprendre les tests ADN ↗
Tests directs, marqueurs et interprétation des résultats.
Support pédagogique non certifiant. Édition 1.0 : relecture scientifique externe à réaliser. Les décisions individuelles se discutent avec le vétérinaire ou le spécialiste compétent.